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CONTEXTE ET JUSTIFICATION

« Le CAMEROUN, UN PAYS EMERGENT, DEMOCRATIQUE ET UNI DANS SA DIVERSITE ». Telle est la vision du Cameroun à l’horizon 2035. La vision globale d’émergence intègre dans son programme décennal, à savoir le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), un certain nombre d’objectifs intermédiaires, parmi lesquels, l’atteinte du stade de pays à revenu intermédiaire et ensuite celui de Nouveau Pays Industrialisé. Cela nécessite que:

  • la part du secteur secondaire soit portée à plus de 40 % du PIB,
  • la VA manufacturière à près de 25 % du PIB
  • la valeur des produits manufacturés à partir des matières premières locales à plus de 50 % des exportations
  • au moins 15% de la production minière nationale soit transformée avant exportation.

 

Rappelons déjà que, la charte des investissements au Cameroun qui a succédé aux codes d’investissements, a été promulguée par la loi n° 2002-004 du 19 avril 2002 et modifiée par la loi n° 2004-20 du 22 juillet 2004. Cette charte, qui est venue remplacer les codes d’investissement des années 60 à 90, tout en reposant  sur un tryptique conformément à son article 2 :

  • Réaffirme le choix de l’économie de marché comme mode d’organisation économique privilégié ;
  • Clarifie le rôle essentiel de l’Etat dans sa quadruple fonction de stratège, de développeur, de facilitateur et de régulateur ;
  • Reconnaît le rôle clé de l’entrepreneur, de l’investisseur et de l’entreprise privée comme facteurs de création de richesses, d’où de la valeur ajoutée et des emplois.

 

Dans le cadre de l’opérationnalisation de cette vision, le Cameroun, pays de 475 000 km2 et de 25 millions d’habitants, situé au cœur de l’Afrique, a élaboré et adopté des stratégies sectorielles adossées à des objectifs précis aussi bien au niveau économique, social que culturel.

Ces stratégies ont trait :

  • Aux secteurs productifs : agricole, industriel, minier, forestier, touristiques…
  • Aux infrastructures : transport, communication, télécommunications, énergie….
  • Aux questions sociales : emploi, éducation, santé…

Pour ne citer que ces cas.

 

Au niveau industriel par exemple, le nouveau Plan Directeur d’Industrialisation a été approuvé en 2017 avec deux objectifs fondamentaux :

  • Le Cameroun : nourricier, commutateur et équipementier de la CEEAC et du Nigéria à l’horizon 2035 ;
  •  Le Cameroun : usine de la nouvelle Afrique industrielle en 2050.

 

Pour ce faire, le Gouvernement a renforcé les cadres législatifs et institutions de promotion de l’Industrie, en opérant des choix sectoriels stratégiques qui doivent orienter sa politique industrielle, axée sur :

  • 3 sanctuaires industriels nationaux : agro-industrie, énergie et numérique
  • 5 piliers industriels structurants : forêt-bois ; textile/confection-cuir ; mines-métallurgie ; hydrocarbure-raffinage-pétrochimie ; chimie-pharmacie ;
  • 2 socles de l’émergence : infrastructure, financement ;
  • Un cadre pour la gestion de l’intelligence économique et de la veille stratégique.

 

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